du 13 au 16 octobre 2016 : Exposition Ariane BOSQUET - 2008-2016 : Les Années Africaines

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2008-2016

Les années africaines

Vernissage : 13/10/2016 de 18 à22 Hr

Exposition :
14/10/2016 de 14 à18 Hr
15 et 16/10/2016 de 11 à 18 Hr


La plasticienne ARIANE BOSQUET (1959) débute une vraie histoire d’amour avec l’Afrique, le Sénégal et surtout le Mali en 2006. Elle parcourt le pays dogon et remarque par dizaines des portes en bois, en fer, rouillées, blessées des stigmates inexorables de l’usure et du temps. C’est le thème au centre de son œuvre.
Pour ce faire, elle recourt àdes tôles oxydées trouvées au hasard des chemins et auprès de ferrailleurs. Elle les complète d’autres matériaux de récupération. Sur la tôle ou sur la toile brute marouflée sur panneau, elle peint àl’acrylique en strates successives. Celles-ci sont ensuite scarifiées au papier de verre. Pour la confection de certains media, toujours inventive, elle recourt aux grains de café mêlés àla gomme arabique. Elle intègre également du sable orangé àses supports, toiles ou tôles.
Dans ses travaux plus récents, Ariane Bosquet évoque villes ou villages campés autour de Bamako ou du pays dogon. Les tôles martelées et les toiles où dominent les teintes mates portent, collés, des éléments de métal ou des bouts de papier de soie imbibés de jus d’acrylique et de pigments. De-ci, de-làune transparence ou un effet de lumière affleure, résultat de l’usage de pastels dilués àl’huile. Le rendu visuel suggère des ensembles volontairement chaotiques, àla fois austères et dépouillés. Conçues en trompe l’oeil, ces structures peuvent faire croire àla présence de plusieurs plans. Ceux-ci, floutés, sont-ce encore des « paysages  » qu’ils révèlent ? Leurs contours s’estompent àI’instar de leur image déliquescente, au fil du temps, dans la mémoire.
Dans son travail, Ariane Bosquet donne magistralement corps àce phénomène. Non seulement chimique, mais aussi immanquablement mental. La rouille, matière-objet se fond littéralement dans le sujet. La substance, en tant que telle, habite authentiquement le coeur de la création. Une lecture détournée des créations renvoie àl’abstraction.

Michel VAN LIERDE Aoà»t 2014


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